Opéra Silence
et la presse

Pacotilles, glamour et fantaisie.
Richard BERTHEMY met en boite ses décors rêvés avec un goût très kitsch nourri par une récupération inspirée. Les FOLIES BERGERE et le ramoneur : un brin fleur bleue avec une réjouissante inclination pour le strass et les plumes. Comme Andersen insufflait la vie aux êtres de porcelaine, il est le bon samaritain des princesses et des fées en plastique moulé, des super héros désoeuvrés et des dinosaures nés dans des œufs en chocolat. Les enfants s’en lassent ? Il leur arrange une retraite dorée. La société de consommation a du talent, elle fait du pop art dans le savoir. Prosaïquement parlant, Richard BERTHEMY fait des boites. Inclassable est cet art de la boite. Il n’hésite pas à réquisitionner une cloche à fromage et à évoquer l’architecture orientale avec des fixations de placoplâtre. Ses scénographies sont rigolotes et luxuriantes, parfois composées avec un mauvais goût très sûr. Des élégantes se mirent éternellement, des colliers ruissellent, des boules de Noël et moult fantaisies scintillent : « des pacotilles glanées partout dans le monde ». Dans son paradis cohabitent angelots et palmiers flottant sur lit de plumes. Des cadres classiques parfois font office de façades travaillées, mais on retiendra la reconversion de vieux téléviseurs. On aura beau s’énerver sur un bouton, l’image est figée sur un décor que même les CARPENTIER du temps de leur splendeur n’auraient osé commettre. Richard BERTHEMY s’est vu offrir les greniers de la galerie François 1er à Aubigny. La pénombre ménage l’atmosphère d’un cabinet de curiosité qui vire au boudoir licencieux avec un petit « rayon X » qui ne vaudra certainement pas la geôle à son auteur.
Julien RAPEGNO Le Berry républicain du 12/01 2005.
Des passions et des hommes.
Opéra Silence, une exposition volontairement kitsch.
Richard Berthemy expose dans le noir ses petites boites à la bibliothèque. Autant de petits théâtres valorisés par des lumières pastel, dans lesquels les objets en toc, de récupération, poupées de pacotille et autres « touilleurs » trouvent une place originale. Cet Opéra silencieux a aussi son rayon X, une partie réservée aux adultes où un phallus – impressionnant organe érectile – se dresse face à une armée de soldats. C’est volontairement kitsch mais ce mauvais goût est amusant qui offre au second degré une légèreté dont pourraient bien s’inspirer les chantres – ennuyeux - de l’art lucratif et conceptuel.
La Nouvelle République du 17/01/2005.
Exposition : que du kitschissime.
Richard Berthemy ne cache pas son goût immodéré pour le kitsch. Ancien danseur il se plait aujourd’hui à créer ses boites tout en caressant le projet d’un spectacle sur le thème de la boite…noire. Il crée, en attendant, des ambiances faites de récup…de bric et de broc. Fées, dinosaures, personnages, paillettes et jeux de lumière, son Opéra-Silence, scénographies miniatures et kitschologie plastique est à découvrir à la BM jusqu’au 5 février.
Le Berry républicain – 18/01/2005.
Le dernier niveau de la Galerie François 1er est consacré à une œuvre tout à fait à part : l’Opéra-Silence de Richard BERTHEMY qui a été danseur. Il renouvelle le thème de la boite, si bien mis en place par Joseph CORNELL, en créant des scénographies miniatures où lumières, miroirs, poupées, jouets et strass se rassemblent pour présenter des scènes brillantes comme des vitrines de Noël. Un monde de paillettes et de lumières tout à fait original dans l’univers des arts. Une personnalité à découvrir, un Opéra pour les grands mais aussi pour les petits, chacun pouvant y trouver une part de magie et de poésie : un vrai bonheur
Françoise ICART